« Barkassen » en arrière des Landungsbrücken le bateau-phare « Elbe 3 » au port-musée de Övelgönne le prou du brise-glace « Stettin » le cargo « Cap San Diego » le « proue » du bâtiment « Dockland » marché aux poissons HafenCity Landungsbrücken Övelgönne et le port en arrière-plan le port-musée d'Övelgönne porte conteneurs station batobus contempler le fleuve sur un ponton batobus au devant des ancien bâtiments d'entrepôts
 

l’arrivée d’un porte-conteneur

Installé sur l’Elbe, en plein cœur de la ville, le port de Hambourg est un élément fort du paysage urbain : les grues des terminaux à containers travaillent sans relâche nuit et jour, débarquant / embarquant les cargaisons des énormes porte ­conteneurs qui remontent majestueusement le fleuve. Le port se trouve pas loin de Speicherstadt et vous devriez vraiment aller y jeter un coup d’œil. Vous pouvez aussi monter sur une péniche et faire une visite guidée sur l’eau à travers le port. Vous recevrez des informations très intéressantes sur le port historique et vous vous rapprocherez d’énormes bateaux conteneurs. Le port est remarquable par son immensité : avec Anvers et Rotterdam, c’est l’un des trois plus importants ports d’Europe. Depuis le XIIIème siècle et la création de la hanse, le port est une porte d’entrée ostensible vers la Scandinavie et surtout l’Europe vers le Sud-Est qui a peu de débouchés maritimes.

Presque 11 000 navires avec environ 10 millions de conteneurs accostent chaque année à Hambourg dont deux tiers sont des porte-conteneurs. Avec ses 4 terminaux ultra-modernes et ses 15 gigantesques grues, c’est un port hautement productif. Allant jusqu’à 100 conteneurs peuvent être déchargés simultanément à l’heure. Il y a au total 320 points d’ancrage dont 38 à disposition des plus grands géants des mers. Le port est un point central pour l’industrie car toutes les marchandises importées y sont traitées, stockées ou transbordées. 10 % de la ville appartient au port et c’est le plus grand employeur de Hambourg. Environ 15% des salariés travaillent pour des entreprises liées au port. La ville compte environ 3 000 entreprises spécialisées dans l’importation et l’exportation.


l’ancien cargo de merchandises  « Cap San Diego » est situé au devant l’Elbphilharmonie

Avec le développement de la «HafenCity», Hambourg établit de nouveaux critères en matière d’urbanisation au niveau européen : un nouveau quartier vivant apparaît en plein centre ville sur une surface de 155 hectares et propose un mélange subtilement organisé d’immeubles d’habitation, de bureaux, d’espaces de loisir, de commerces et d’établissements culturels.
Le quartier de la «HafenCity», toujours l’un des plus grand chantier urbain au monde se situe tout ­à ­coté et forme ainsi un contraste intéressant avec l’historique Speicherstadt voisine. Pour faire face à la croissance régulière de sa population, la ville construit sur les friches de l’ancien port libre des immeubles résidentiels qui accueilleront  dès de 2025 quelques 12 000 nouveaux habitants. La construction du quartier fait l’objet de concours d’architectes qui doivent respecter outre des critères esthétiques préservant l’harmonie des lieux, de grandes exigences en matière de respect de l’environnement et de consommation énergétique. Le premier ensemble d’immeubles  fut achevé en 2008 autour du fleuve et de bassins intérieurs, anciens quais de déchargement de marchandises.

Les grues ont d’ailleurs été conservées pour rappeler, à côté des édifices ultramodernes, l’histoire ancienne du lieu. Des nombreux restaurants et cafés se sont déjà installés et offrent depuis leurs larges terrasses des endroits très agréables au bord de l’eau. Le quartier est dominé par l’Elbphilarmonie. Construit sur un ancien entrepôt de cacao en brique rouge auquel une structure en verre et acier est ajoutée. Le projet explose les délais et les budgets et fait l’objet d’âpres débats parmi les Hambourgeois. Quoique toujours en chantier, le bâtiment est déjà superbe et abritera à terme 3 salles de concerts, un hôtel 5 étoiles, une cinquantaine d’appartements ainsi qu’une plate­forme ouverte au public de laquelle on pourra admirer une vue magnifique sur la ville et le fleuve.


station batobus Altona (Fischmarkt)

Vis-à-vis se trouve le quartier de Landungsbrücken. C’est ici aussi que se trouve le point de départ des bateaux assurant le trafic avec d’autres quartiers de Hambourg, comme «Finkenwerder», «Övelgönne» et «Blankenese». Au bord du rivage se sont établis maints restaurants et cafés dans lesquels il fait tout aussi bon passer le temps que sur les nombreux sièges disposés un peu plus haut sur le ponton. Un peu plus en aval se trouve l’entrée du Vieux tunnel de l’Elbe. Cette construction datant de 1911 relie la «terre ferme» avec «Steinwerder», une localité située en face des «Landungsbrücken». Cette pièce d’architecture fit de son temps figure de prouesse technique, car il s’agissait en effet du premier tunnel fluvial du continent européen. Le Vieux tunnel de l’Elbe, bien qu’il soit aujourd’hui encore en utilisation, fait partie depuis 2003 du patrimoine architectural protégé.

le grand-voilier « Rickmer Rickmers ». En arrière-plan le bâtiment d’Elbphilharmonie dans le quartier « HafenCity »

Juste au niveau du passage vers la station «Landungsbrücken», se trouve la «Pegelturm» (Tour Pegel). Son cœur abrite un indicateur de niveau d’eau maçonné dans le mur, qui continue infailliblement jusqu’à ce jour à afficher le niveau de l’eau. Vous pouvez aussi voir le point d’ancrage permanent du grand-voile «Rickmer Rickmers» ainsi que celui du cargo de marchandises «Cap San Diego», situé près de l’Überseebrücke («Pont Transatlantique»). L’histoire des pontons commence en 1839. Un embarcadère devait être construit pour les vaisseaux de taille importante. Il fallait, étant donné que les bateaux à vapeurs de l’époque étaient tous alimentés par des chaudières à charbon, trouver un lieu qui, d’une part ne constituerait pas de risque d’incendie pour la ville, et d’autre part disposerait d’une surface suffisante pour entreposer de manière satisfaisante de grandes quantités de charbon. Les «Landungsbrücken» s’avérèrent satisfaire à ces critères. Ils furent relocalisées sur des pontons flottants en 1907, près de cent ans plus tard, afin de compenser une différence de trois mètres et demi entre marée basse et marée haute causée quotidiennement par l’Elbe. Les pontons étaient et sont toujours reliés au continent par des ponts, dont le degré d’inclinaison s’adapte au niveau de l’eau. Une gare portuaire de 205 m de long fut également construite de manière simultanée à la même époque, entre 1897 et 1909. Durant la période comprise entre 1850 et 1934, environ 5 milllions d’individus passèrent par les «Landungsbrücken» pour quitter l’Allemagne et aller tenter leur chance dans d’autres parties du monde.


Landungsbrücken

Le marché aux poissons à la Fischauktionshalle est un rendez ­vous à ne pas manquer chaque dimanche matin. S’y retrouvent les lève­tôt, marchands et acheteurs de poissons mais également les couche­tard de St Pauli, le quartier de la fête tout proche. Une ambiance extraordinaire au son de la musique populaire jouée par les groupes qui se produisent en live sur scène et autour de la bière qui, malgré l’heure matinale, coule à flot ! ;-)

une réminiscence à un bateau de croisière, l’arrière de « Dockland »

C’est un programme contrasté entre tradition de la navigation et architecture de pointe qui trouve ses racines dans l’Überseequartier : situé entre la Speicherstadt et le port, cet univers maritime propose une multitude de boutiques bordant un large boulevard qui mène jusqu’au Cruise Center. La longue berge s’étendant sur presque six kilomètres du marché aux posissons à «Neumühlen» est appelée «Perlenkette» (le collier – ou la chaîne – de perles), car elle a été découpée en petites parcelles, faisant écho aux développements historiques de l’espace urbain et aux différentes topographies.
«Dockland» est une partie de ce collier et symbole de l’ambition architecturale de Hambourg. «Dockland» a été construit sur des plans du cabinet d’architectes d’Hadi Teherani à l’emplacement du terminal de ferry pour l’Angleterre. Très innovant avec sa forme très stylisée de proue de navire pointant vers le fleuve rappelant ainsi l’histoire maritime de la ville. Les marches sont à la disposition du public pour atteindre le toit, ou plutôt le pont supérieur, 47 mètres au dessus de l’eau. D’en haut de sa plate­forme vous découvrez une vue splendide sur le fleuve et le port.

Övelgönne a l’air villageois

Quelque centaines de mètres en aval, Övelgönne est un endroit un «peu» different de la ville (à vrai dire, c’est l’un des endroits les plus charmants sur l’Elbe ;-) ) Le long du fleuve c’est un but de promenade idéal avec son étroite ruelle circulant entre les jolies maisons anciennes de capitaines de bateaux et de pilotes du port. Övelgönne a des allures de village avec ses charmantes maisonnettes jadis occupées par les capitaines, les pilotes de port et autres pêcheurs de baleines (maintenant très boboïsé ;-) ). Le décalage avec le terminal à containers situé sur la rive opposée, moderne et industriel, est flagrant. De nombreux cafés et restaurants ajoutent à l’intérêt du lieu notamment le Strandperle, Övelgönne 60, un café sur la plage. Là, entre Teufelsbrück et Övelgönne, s’alignent les maisons bourgeoises et les jardins tirés à quatre épingles. On ne peut s’empêcher de jeter un œil aux fenêtres de ces bien lotis avant de rejoindre « la plage ». Car oui, on se baigne et on profite du soleil à Hambourg ! Et le passage d’un gigantesque porte ­conteneur sur le fleuve entre deux parasols est d’autant plus saisissant pendant toute l’année.


Tout près du village d’Övelgönne se trouve un petit port-musée qui regroupe vingt-cinq embarcations en tout genre. Vous y trouverez de magnifiques vieux «rafiots», un ancien bateau à vapeur de la compagnie HADAG a été transformé en café. La vingtaine de bateaux régionaux historiques amarés qui offrent une panoplie des types de bateaux utilisés sur les mers du Nord et Baltique. Il fait bon se promener sur le ponton entre les bateaux sur ce lieu atypique pour la ville hanséatique, qui respire le charme et la tranquillité. Outre qu’on peut y déjeuner sur un bateau-restaurant, on pourra y admirer des bateaux atypiques comme le brise-glace à vapeur «Stettin» (mise en service en 1933), autrefois port de Szczecin en Pologne, après la seconde Guerre mondiale à Hambourg.