Les villages-jardins d’Amsterdam représentent un exemple essentiel de la construction de logements sociaux et des influences architecturales de l’École d’Amsterdam.

scène de la rue. Tuindorp Vogelbuurt.
jardinet dans le Tuindorp Vogelbuurt
En 1876, la construction du canal de la mer du Nord permet l’installation d’industries nouvelles à Amsterdam et aux bords d’IJ, l’accroissement rapide des activtés de la ville et sa population. Les constructions nécessitées par un tel accroissement fermèrent des quartiers différentes.
chantier naval « Oranje Werft », Nieuwendam
Le plan permet l’édification de quartiers massif dont les maisons, assez plus confortables et monotones, ont été construits à des fins essentiellement spéculatives. Aussi la loi du logement (votée en 1901) octroya-t-elle des crédits aux associations coopératives de construction, lorsque l’initative privée était insuffisante.

détail architectural jouasse de l'École d'Amsterdam. Vogelbuurt
L’énorme développement de la construction de logements sociaux au début des années vingt de 19ième siècle coïncida avec la période de gloire de l’École d’Amsterdam et ses architectes participèrent activement à la réalisation des nouveaux projets. Un grand nombre des ensembles architectureaux furent dessinés par des théoreticiens de l’École. On adopta une idée allant de pair avec la création de nouveaux logements sociaux : l’idée de la cité-jardin, légèrement modifiée toutefois par rapport à ce qu’avait été le modèle anglais de la fin du 19ième siècle.
La cité-jardin, initialement imaginée comme une communauté utopique, fut une sorte de réaction au malaire ressenti à la vue des conditions de vie lamentables des ouvriers des villes anglaises surpeuplées à cause de l’industrialisation.

Ebenezer HOWARD (urbaniste britannique : 1850 – 1928) décrirait aussi la cité-jardins idéale [Tomorrow. A peaceful path to real reform (« Demain : une voie pacifiste vers la réforme réelle »), 1898] : c’est une ville bâti à échelle humaine, remplie de verdure (jardins et parcs) et entourée de lotissements, elle devrait être autonome du point de vue économique, avec sa propre agriculture et ses industries.

dessin sur le trottoir. Nieuwendam
Grâce à Arie KEPPLER (directeur du service du logement (woningdienst) d’Amsterdam : 1876 – 1941), qui participait à ce mouvement des cités-jardins, on vit apparaître des villages-jardins dans les années vingt, parmi eux Tuindorp Nieuwendam (1927) et Tuindorp Buiksloterham (1928 / 1929), tous situés au nord d’Amsterdam.