De vastes travaux de restauration ont été entrepris sur le bâtiment de la Conciergerie début 2011 … Donc, un peu de l’histoire du monument … ;-)
Conciergerie en mars 2011
La Conciergerie est le principal vestige de l’ancien Palais de la Cité qui fut la résidence et le siège du pouvoir des rois de France, du xe au xive siècle et qui s’étendait sur le site couvrant une partie l’actuel Palais de justice de Paris. Une partie du palais fut convertie en prison d’État en 1370, après l’abandon du palais par Charles V et ses successeurs. La prison occupait le rez-de-chaussée du bâtiment bordant le quai de l’Horloge et les deux tours ; l’étage supérieur était réservé au Parlement. La prison de la Conciergerie était considérée pendant la Terreur comme l’antichambre de la mort. Peu en sortaient libres. La reine Marie-Antoinette y fut emprisonnée en 1793.
Conciergerie en mai 2011
Le couloir des prisonniers était l’axe principal de la prison, dans lequel les détenus circulaient à leur guise. Le bureau du greffier est la reconstitution de la pièce où l’on inscrivait, dès leur arrivée, les noms des détenus sur les registres. Véritable gouverneur, le concierge, fonction instaurée au XIVe siècle, organisait la sécurité et l’approvisionnement de la prison. Les condamnés passaient par la salle de la toilette, où ils étaient dépouillés de leurs objets personnels, puis menés dans la cour du Mai, où les attendaient les charrettes pour les conduire aux lieux du supplice.
Conciergerie en août 2011
La petite chapelle royale, dite chapelle des Girondins, existait déjà au Moyen Age et fut restaurée et modifiée en 1776. La tradition y situe le lieu dans lequel les 21 députés girondins attendirent la mort dans la nuit du 29 au 30 octobre 1793. La chapelle de Marie-Antoinette fut construite, conformément aux intentions de Louis XVIII, à l’emplacement même de la cellule de la reine, qui fut alors coupée par un mur : la moitié ouest fut réunie à la chapelle par un local où la tradition situe les dernières heures de Robespierre.
les traveaux du JC de Castelbajac, 9 sept 2011
les traveaux du JC de Castelbajac, 14 sept 2011
Entourée de cellules dont le confort variait suivant les possibilités pécuniaires des détenues, la cour des Femmes possède encore la fontaine où elles lavaient leur linge, l’une des tables de pierre sur lesquelles elles pouvaient manger et le « coin des douze », où les hommes pouvaient, à travers les grilles, converser avec les femmes. La reconstitution de la cellule de Marie-Antoinette a été faite pour moitié sur l’authentique cellule de la reine et pour moitié sur la travée contiguë à l’est. Un paravent la séparait des gendarmes assurant sa surveillance.
Conciergerie en janvier 2012
Au premier étage, dans une première salle, à gauche, est affichée la liste des guillotinés incarcérés à la Conciergerie. Le « quartier des prisonniers » reconstitue une série de cachots tels qu’ils se présentaient sous la Révolution : celui « des pailleux » ; celui des « pistoliers » ; celui, enfin, des « personnages de marque ». Dans les salles voisines, documents, gravures et textes autographes évoquent cinq siècles et demi de vie carcérale à la Conciergerie.
Conciergerie en février 2012
Ouverture/Fermeture : Du 1er mars au 31 octobre de 9H30 à 18H Du 1er novembre au 28 février de 9H à 17H (fermeture des caisses : 30 minutes avant la fermeture du monument)