Dans la rue des Rosiers, encore calme au matin
La rue des Rosiers est emblématique de la communauté juive et compte de nombreux magasins, commerces alimentaires, librairies et restaurants typiques. Au cours des dernières décennies, les delicatessen et les boucheries cashers, qui jalonnaient les petites rues moyennageuses du quartier ont les unes après les autres disparu au profit de boutiques de mode et de luxe. Elles restent ouvertes le dimanche ; c’est la seule survivance du caractère juif classique même s’il y on trouve des restos falafel. Petite paranthèse dans l’histoire : La présence de la communauté juive est ancienne, et elle a été soumise aux aléas politiques qui provoquent afflux et reflux des populations. Au XXe siècle, un peuplement important a lieu entre 1881 et 1914 : environ 20 000 personnes s’implantent dans le quartier, après avoir fui les persécutions en Roumanie, Autriche-Hongrie et Russie. La communauté juive restait cependant intacte et très vicace. La France fut le premier pays à reconnaitre le statut de citoyen dotés de droits civils aux personnes de confession juive. En général, débarquant à Paris de la Gare de l’Est, ils s’établissaient dans les misérables rues du Marais. Le yeddish était la langue d’usage. De nombreuses synaguogues, des écoles talmudiques et des commerces cashers ouvrirent dans la foulée.