publié le 4 juin 2013

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– Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ?
– J’ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
– Tes amis ?
– Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.
– Ta patrie ?
– J’ignore sous quelle latitude elle est située.
– La beauté ?
– Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
– L’or ?
– Je le hais comme vous haïssez Dieu.
– Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
– J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages !

( L’Étranger, par Charles BAUDELAIRE ) … et j’en remercie Mme. S. pour ces merveilleux poèmes 😉

au contre-jour du matin, la Seine apparaît sous un ciel lourd
au contre-jour d’un matin d’une journée pluvieuse, la Seine apparaît sous un ciel lourd